Pierre Jouventin, le chien et la hiérarchie

« Il y a des débats, aujourd’hui, entre les comportementalistes… certains disent que ce n’est pas vrai la hiérarchie … Ils se trompent … Il faut entrer dans la hiérarchie. Si vous ne faites pas votre boulot de chef de meute, vous allez avoir des problèmes. Quand vous connaissez bien le chien il n’y a plus de remises en question. Ce n’est pas au chien de décider ou il va, ce qu’il mange… Ce n’est pas lui qui doit être le chef, parce que si vous lui laissez la place et s’il est un peu loup sur les bords, il va prendre la place de chef de meute et vous n’aurez plus rien à dire. Il faut accepter la hiérarchie"

Pierre Jouventin, ancien Directeur de recherche en éthologie au Centre National de la Recherche Scientifique & Directeur de laboratoire d’écologie au CNRS

Extrait de « Les Mardis de l’Espace des sciences ».

L'agressivité chez le chien

L’agressivité chez le chien n’est que très rarement imprévisible. Pour la prévenir il est essentiel d’en connaître le fonctionnement

A Qu’est ce que l’agressivité chez le chien

Il faut toujours avoir à l’esprit que l’agressivité fait partie du mode de communication chez le chien.  Tous les chiens peuvent mordre un jour ou l’autre. Un chien qui n’a jamais mordu pourrait le faire et un chien qui a déjà mordu pourrait ne jamais mordre de nouveau, comme il pourrait recommencer.

La raison pour laquelle certains chiens sont très agressifs, alors que d’autres ne semblent absolument pas pouvoir l’être, s’explique , entre autre, par ce que l’on appelle le seuil de tolérance. Il s’agit de ce que le chienpeut supporter, dans l’absolu, mais aussi du point de vue de la remise en question de son rang hiérarchique. Par exemple, un chien qui a peu de tempérament passera à l’agressivité après avoir été bousculé 50 fois alors qu’un chien à fort tempérament se servira de l’agressivité à la première bousculade.

L’agressivité n’est pas antinomique avec la sociabilité. Des chiens très sociables peuvent être très agressifs. La sociabilité se définit comme la capacité à pouvoir communiqué et puisque l’agressivité fait partie intégrante de la communication chez le chien, un chien agressif n’est pas un chien a-social.

L’agressivité n’est pas une fin en soi mais c’est un moyen.  Un moyen de conserver ou d’acquérir un statut social. A ce titre, l’agressivité à une fonction sociale, celle de maintenir une cohésion au sein de la meute. L’agressivité sert à se défendre en cas de peur ou lorsqu’un chien est blessé ou qu’il se sent diminué. Elle est utilisée pour attraper une proie, c’est ce que l’on appelle l’instinct de prédation. Cet instinct est présent chez tous les chiens, mais plus ou moins fortement.  L’agressivité sert également à défendre son territoire.

L’agressivité sert donc à régler un conflit hiérarchique, à se défendre, à défendre son territoire et à maîtriser ou tuer une proie.

B Qui est agressé par un chien et pourquoi ?

Une large partie des agressions est dirigée vers la famille et l’entourage proche,  il s’agit des agressions liées au statut hiérarchique que l’on a accordé au chien ou à la place à laquelle le chien veut accéder. Un chien va se servir de l’agressivité pour contrôler ce qui lui donne du pouvoir, et le pouvoir reste sa quête principale, d’autant plus qu’il n’a plus besoin de se soucier de ses repas, ce qui à l’état sauvage lui prenait pas mal d’énergie et il devait en conserver pour chasser.

Un chien va donc mordre pour défendre son statut ou pour en prendre un nouveau.

Après leurs premières chaleurs, les femelles entre de façon soudaine dans une hiérarchie d’adulte. Elles vont donc défendre soudainement la statut hiérarchique qu’elles auront pensé avoir acquis ou agresser pour prendre un nouveau statu. Il y a un pic d’agressivité chez les femelles après les premières chaleurs. Chez les mâles les tentatives d’affirmation sont beaucoup plus progressives. Elles arrivent à plusieurs moments qui correspondent à des montés de testostérone. Et à la maturité sociale entre un an et deux ans, le chien défendra avec plus d’acharnement le statu qu’il aura acquis.

Le statut d’un chien est défini par les places qu’il occupe sur le territoire, par l’endroit et l’ordre qu’il occupe pour manger, s’il a l’initiative ou non des contacts physiques et par la sexualité.

Chez vous, les visiteurs qui entrent, ou les passants, peuvent être victimes de l’agressivité, parce que le chien défend son territoire. Les personnes que votre chien croisera en promenade surtout les joggeurs, les cyclistes du fait de leurs rapides déplacements, ont tendance à réveiller l’instinct de prédation chez le chien. Le chien pourrait leurs courir après et même les mordre pour attraper ce qu’ils considère être une proie.

Les enfants sont souvent les victimes des morsures de chiens à deux période sensibles. La première lorsque l’enfant se déplace seul et la seconde à la puberté. Une étude menée par le Système Canadien Hospitalier d’Information et de Recherche en Prévention des Traumatismes démontre bien ceci. Tout âge confondu les morsures dirigées vers les enfants de moins d’un an représente 6,5 % des morsures et ce pourcentage grimpe à 22,1 % pour la tranche des 2-4 ans.  Pour les 10-14 ans ce pourcentage est à peu près similaire puisqu’il est de 23,6 % est chute à 5,3 % pour les 15-19 ans

Les enfants qui acquiert la motricité explore l’univers qu’ils ont pu observer pendant de longs mois, et le chien en fait parti. Les enfantssaisissent les objets et voudront saisire le chien et mêmemonter sur eux dans un élan de découverte. Le chien pourrait alors être agressif pour repousser un contact désagréable ou pour soumettre un enfant. Un chien a fort tempérament n’acceptera pas toujours, pour des raisons hiérarchique, un contact initié par un chiot ou que le chiot mette une partie de son corps au dessus de l’une des siennes (ce qui est perçu comme de la domination) et se servira de l’agressivité pour mettre imposer des limites. L’attitude d’un chien est la même que ce soit un chiot ou un enfant.

Les bagarres entre chiens sont fréquentes, deux chiens se bagarrent lorsque aucuns desdeux ne veut se soumettre, ils se bagarrent alors jusqu’à ce qu’un des deux se soumette. Certaines bagarres peuvent aller assez loin si aucuns des deux chiens ne se soumet, par contre dès qu’un chien se soumet, la bagarre doit s’arrêter aussi tôt. Un dominant va agresser un subordonné pour le rappeler à l’ordre. Un dominé va agresser un dominant pour lui prendre sa place. La puberté chez le chien est un âge critique d’un point de vue de l’agressivité. C’est un âge ou le chiot devenu adulte va devoir se positionner vis-à-vis de ses congénères et l’agressivité en est le principal moyen.

C L’agressivité chez le chien en tant que pathologie

Ce chapitre est purement informatif et ne sera pas développé puisque face à des chiens qui agressent de façon pathologique, leurs réactions sont souvent imprévisibles et difficilement contrôlables. Mais rassurez-vous j’ai rencontré que très peu de chiens dans ce cas-là, mis à part les chiens peureux.

L’agressivité prend des proportions démesurées et imprévisibles lorsque le chiot à été mal socialisé, sociabilisé et mal imprégné.

Lorsque les chiens sont en groupe, il y a un effet de meute qui n’arrête pas l’agression d’un individu même soumis.

Lorsqu’un chien a été mal imprégné c’est-à-dire que son cadre de vie à l’élevage l’a privé de sollicitations et de stimulations, le chien va développé des comportements de peur dans de multiples situations. C’est ce que l’on appelle le syndrome de privation sensorielle. Le chien peureux à une forte tendance à mordre pour se défendre. Il se sentira agressé dans de multiples situations. Bien que cette attitude soit naturelle, la morsure n’appartient plus à un rituel car le chien ne contrôle plus la pression exercée par sa mâchoire. C’est-à-dire qu’il n’y a plus morsure inhibée. Ces morsures entraînent des lésions souvent très graves.

Lorsque les chiens sont en groupe, il y a un effet de meute qui n’arrête pas l’agression d’un individu même soumis. Ce qui est pathologique ce n’est pas l’agression de groupe mais que ce type d’agression bafoue une règle d’or chez le chien : la soumission arrête l’agression.

Lorsqu’un chien n’a pas appris les codes canins, parce qu’il a été privé de contact avec ses congénères dès le plus jeune âge, sa propension à être agressif augmente très largement. Cependant des études ont montré que pour un chien privé de contact avec son espèce qui se développerait dans un groupe sociable,  mais d’une autre espèce, ce chien pourrait plus tard se socialiser avec ses congénères. J’ai rencontré un seul chien qui n’était pas sociable. Il s’agissait d’un mâle qui agressait des femelles sans aucune raison et qui n’arrêtait pas de les mordre lorsqu’elles se soumettaient. Ce chien voulait également agresser des humains sans aucune raison.

Il y a des chiens qui agressent à cause de dysfonctionnement biologique ce qui rend les morsures parfaitement imprévisibles, s’il n’y a pas de remède thérapeutique, l’euthanasie semble inévitable.

 

Comment prévenir l’agressivité

 

A Dominer son chien

Pour maîtriser et canaliser son chien il est primordial de le dominer. Le laisser vous dominer serait lui donner la lourderesponsabilité de la survie du groupe. Il serait en charge de gérer tout ce qui est vital chez vous et l’un des moyens que le chien a en sa possession pour le faire, et dont il se servira, est l’agressivité. Dominer son chien, c’est le décharger de la gestion du groupe donc cela fait chuter considérablement les risques d’agression qui deviennent alors quasiment nul pour la famille sauf si le chien dominé tente de s’affirmer. En règle générale les tentatives de prise de pouvoir d’un chien dominé si elles sont prises correctement ne posent pas souvent de problème. Ce qui pose plus de problème c’est de vouloir s’affirmer face à un chien qui domine à l’âge adulte et cela devient très difficile si le chien à beaucoup de tempérament et cela devient quasiment impossible si votre chien vous menace et qu’il à plus de force physique que vous. Aujourd’hui une de mes clientes cherche à placer son chien, un golden retriever de deux ans. Elle a été au courant des règles hiérarchiques à imposer à son chien trop tard car il avait conscience de sa supériorité physique. Ce chien l’a déjà mordu deux fois lorsqu’elle tentait de l’empêcher de faire quelque chose. Avec un chien de ce type-là, lorsqu’il se sert de l’agressivité pour vous essayer de vous soumettre, il faudrait, à ce moment préçis, le dominer physiquement en le plaquant au sol, sans quoi, il aura toujours le dessus sur vous et vous ne maîtriserez jamais correctement votre chien. Si la famille entière domine le chien, les risques de morsures deviennent extrêmement limités pour les membres qui la constitue. Par contre, cela ne retire en rien son instinct de garde, de prédation, ses réactions agressives en cas de peur et la volonté du chien de vouloir s’affirmer en dehors du cercle familial, bien que pour une partie des chiens cette tendance à vouloir dominé peut diminuer s’il ne se considère pas comme le dominant chez vous. Mais pour maîtriser son chien vis-à-vis des agressions dirigées vers l’extérieur une excellente obéissance est primordiale. Cette obéissance ne peut s’acquérir sans une domination de son chien. Si votre chien vous domine il est parfaitement incohérent pour lui de devoir vous obéir et s’il a un fort tempérament il ne vous restera que la brutalité pour vous en faire obéir et vous n’obtiendrez jamais le même degré d’obéissance que si vous dominez votre chien.

Alors comment dominer son chien ?

Dominer son chien ne veut pas dire être plus fort que lui, d’ailleurs dans les meutes de chiens sauvages il arrive qu’un tout petit chien domine des molosses. Cela tient plus de la force de caractère, de intelligence et de votre capacité à être plus têtu que lui.  Pour dominer un chien il faut contrôler ce qui est vital pour lui. Il faut donc lui montrer que vous gérez la nourriture, le territoire, les contacts, la sexualité, les déplacements et dans une certaine mesure le jeu.

Dominer son chien ne passe pas nécessaire par la force physique, cependant, dans certaines situations cela sert à signifier et à confirmer notre statu de dominant. Si vous cédez lors d’un duel physique qui s’engage cela encouragera votre chien à utiliser l’agressivité lors d’un conflit ultérieur.

BLe faire obéir

Faire obéir votre chien va être nécessaire pour prévenir l’agressivité tournée vers les personnes extérieurs. Vous n’enlèverez jamais l’instinct de prédation d’un chien par contre vous pouvez l’empêcher de partir après une proie ou le rappeler s’il court déjà après. Pour l’empêcher de défendre le territoire, représenté par la maison, vous lui imposerez de rester à un endroit précis, comme sur son panier par exemple. Cela le déchargera d’avoir à décider qui peut entrer ou sortir de chez vous.  Si un chien a un très fort tempérament il doit rester à sa place quand des inconnus vont et viennent dans différents endroit de la maison. L’obéissance vous servira également à rappeler votre chien lors des interactions tendues avec ses congénères.  L’obéissance vous aidera également à canaliser votre chien lorsqu’il a peur. Lorsque vous chahuter physiquement avec d’autres personnes, il est important d’éloigner votre chien car il pourrait défendre ou s’attaquer à une personne. Il est également important d’éloigner un chien qui se met au milieu d’un groupe, de personne ou de chien, car cette position centrale lui donnera le pouvoir de gérer les interactions entre individus.

Il n’est pas évident de faire obéir votre chien dans toutes ces situations. Pour obtenir ce niveau d’obéissance votre chien doit vous être soumis, et cela passe par les règles de vie à la maison. Il vous faudra également l’aide d’un professionnel compétent.

C Maîtriser les interactions d’un chien avec l’entourage.

D’une manière générale il ne faut jamais initier un contact physique avec un chien sans l’avoir appelé et ne jamais aller voir un chien couché. Lorsqu’un chien est couché, vous allez forcement l’approcher en étant plus haut que luice qui peut être perçu comme une posture de domination d’autant plus que vous allez caresser les parties hautes du chien. Lorsque vous caresser un chien il faudrait toujours le faire sous la gueule ou sur les flancs, encore une fois poser la main sur la tête, sur l’encolure ou sur le dos et un signe de domination.

Ce qui diminue sensiblement les risques de morsures, bien qu’elles soient réelles, quand vous caressez les parties hautes d’un chien, c’est que le chien associe souvent le contact aux caresses et les caresses sont agréables pour lui. Il y a danger avec les chiens à fort tempérament. Ne laissez jamais quelqu’un initier un contact de façon brutal avec votre chien. Encore une fois il est préférable que les gens appellent un chien lorsqu’ils souhaitent le caresser. Un chien n’est pas une peluche et ne dois pas être contraint à un contact qu’il ne souhaite pas. Après avoir été appelé, si le chien en a envie, il viendra au contact et dans le cas contraire cela évitera qu’il se serve de l’agressivité pour refuser.  Même si une large majorité de chiens acceptent sans difficultés les interactions humaines spontanées, n’oublions pas les centaines de milliers de morsures annuelles en France et qu’il vaut mieux être trop prudent que pas assez.

Il ne faut jamais que votre chien reste sans votre surveillance s’il se trouve au contact de personne qui ne le connaisse pas et s’il se trouve parmi votre entourage proche il est bon, même si vous pensez avoir le plus doux des chiens, de rappeler certaines règles élémentaires. Il ne faut pas retirer un os ou un jouet de sa gueule, ne pas le déranger lorsqu’il se repose, toujours avoir un contact physique avec lui après l’avoir appelé, ne pas aller voir un chien blessé ou affaibli, ne pas l’enjamber ni le saisir. Ne pas laisser un chien venir se mêler de jeu qui miment des poursuites et des bagarres.

Une règle très importante à respecter est qu’il ne faut jamais qu’un chien peureux soit acculé. S’il n’a pas la possibilité de fuir, il va agresser pour se sortir de cette situation et nous avons vu que lorsqu’un chien peureux mord, il ne contrôle plus la pression exercée par sa mâchoire.

Il ne faut jamais laisser un chien seul avec des enfants. N’oublions pas que selon cette étude canadienne, dans 71,2 % des cas de morsure de chiens dirigées vers l’enfant, le chien agresseur est connu de l’enfant et vit dans son environnement proche.

Face à un chien que vous croisez et que vous ne connaissez pour éviter tout risque de morsure il est préférable d’adopter un attitude la plus neutre possible. Avant de percevoir s’il est plutôt dans une attitude « amicale », l’ignorer est la meilleur solution.

Toutes ces règles tomberaient sous le sens si nous percevions le chien en tant que loup. Alors n’oubliez jamais que le chien est un loup domestique.

D L’importance des conditions d’élevage

L’éleveur est quasiment entièrement responsable de la sociabilité des chiens et de leur équilibre, les futurs maîtres ne vont que contribuer à poursuivre le travail fait à l’élevage. Certains manquements au sein de l’élevage pourront être, ou seront irrécupérables.

Deux points très importants sont à respecter par l’élevage.

Le premier et qu’il ne faut jamais que les chiots soient séparés de leurs mère jusqu’au départ chez leurs nouveaux maîtres . Si pour diverses raisons la mère ne peut s’occuper des chiots, ils doivent impérativement être au contact d’adultes. En effet c’est la mère, pour beaucoup qui va leur enseigner la morsure inhibée. Vers l âge de 5-6 semaines, les dents des chiots font irruption et au cour du jeu le chiot aura tendance à faire mal aux autres chiots mais aussi pendant la tété. La douleur ressentie par la mère et les cris provoqués par les chiots mordus trop fort par un membre de la fratrie vont provoquer une réaction de la mère qui va grogner sur le chiot qui est train de mordre et le mordre s’il ne se soumet pas. Lorsque la morsure est douloureuse, le chiot mordu va également mordre à son tour, mais plus fort. Ces intéractions vont apprendre aux chiots à maîtriser la pression de leur mâchoire mais aussi que la soumission arrête l’agression. Sans cet apprentissage, les simples pincements du chien seraient de graves morsures. Malheureusement beaucoup d’éleveur séparent les chiots de leurs mère. Soit par ignorance soit pour ne pas abîmer les mamelles des mères amenées à participer à des concours de beauté.

Le second point très important est ce que l’on appelle la période l’imprégnation. Cette période s ‘étale de l’âge de 3 semaines à 3 mois. Cette période va servir de cadre de référence pour toute la vie du chien. Au cours de cette période les chiots doivent être très stimulés, indépendamment pour chaque sens, et beaucoup surpris. Plus ils le seront au cours de cette période moins ils le seront à l’âge adulte. On considère qu’un chiot élevé à la campagne jusqu’à 5 mois dans un cadre pauvre en stimulation ne pourra s’adapter à la vie citadine et aux changements. Si cette période d’imprégnation est primordial c’est parce qu’elle conditionne l’équilibre du chien et son degré de peur dans l’absolue. Nous avons u qu’un chien peureux est souvent amené à mordre pour se défendre et il ne moderera plus la pression de sa mâchoire. Plus un chien est peureux plus il a des chances de mordre et le type de morsure est alors dramatique. Il est donc primordial de bien choisir un élevage.

Le travail avec les chiots pour qu’ils puissent devenir des adultes sociables et équilibrés - Partie 2

D De trois semaines à trois mois: la période de socialisation et d’imprégnation

L’équilibre des futurs adultes se joue principalement, voir exclusivement, pendant cette phase de développement. Cette période servira de cadre de référence durant toute la vie des chiens, elle conditionnera leurs futures réactions.
La période d’imprégnation est une période d’apprentissage clé ou le chien doit apprendre à communiquer avec son espèce, à découvrir d’autres espèces (dont la nôtre), à s’adapter et à réagir face à la nouveauté.
Il y a trois apprentissages distincts durant cette période : l’imprégnation sensitive, la socialisation intra spécifique et la socialisation inter spécifique.

1 L’imprégnation sensitive

L’ouïe est sans doute le sens le plus important à développer. Sans faire une liste exhaustive des bruits auxquels les chiots doivent être habitués, l’éleveur doit travailler avec ses chiots comme s’ils allaient tous vivre dans un centre ville. Outre les portes qui claquent, les bruits de casseroles qui tombent, d’aspirateur, de sèche-cheveux, les musiques de tous les genres et à des niveaux sonores élevés, les bruits de la ville sont très importants. Il existe des enregistrements de bruitages pour cela. Pour que les chiots ne soient pas terrorisés par les feux d’artifices, le tonnerre et les pétards il est très important de les habituer aux détonations. Les pétards de tailles différentes permettent de varier l’intensité des détonations.
Bien que la vue serve quasi exclusivement à repérer le mouvement chez le chien, il ne faut pas négliger les répercutions d’une non stimulation de ce sens. Un adulte pourra être terrorisé à la vue d’une poubelle qui n’est pas à sa place sur le trottoir ou d’un parapluie qui s’ouvre devant lui. Il est très bon que les chiots soient confrontés à différentes scènes. Ils peuvent être enfermés le temps que l’éleveur change complètement leur cadre habituel. L’éleveur pourra ainsi placer sur leur lieu de vie des poubelles, un vélo, une poussette… Il est très bon de répéter ces scènes en variant complètement les placements des objets.

Pour le toucher il faut habituer les chiots à des surfaces de différents types. Par exemple : des grilles et à des plaques métalliques sur lesquelles ils pourront être amenés à marcher.

L’odorat est un sens très développé chez le chien. Les « phobies » des odeurs chez le chien sont assez rare et sont en général associées à un événement particulier. Toutefois il peut être bon d’habituer les chiots aux odeurs assez fortes d’une maison : parfums, produits d’entretient…

2 La socialisation intra spécifique.

Les chiots, d’un point de vue du comportement, ne naissent pas chien mais apprennent à le devenir chien. La communication entre chien n’est pas innée mais acquise. Elle est acquise très rapidement puisque à l’âge de 6 semaines les chiots auront acquis 80 % des patterns comportementaux de leur espèce.
Durant cette période les chiots apprennent la hiérarchie. C’est environ à partir d’un mois que les chiots commencent à apprendre qu’adopter une posture de soumission (se coucher, se mettre sur le dos ou fuir) arrête l’agression de leur mère ou d’un membre de leur fratrie. L’apparition des dents de lait rend la tétée douloureuse et amène la mère à repousser ses chiots. On verra donc la mère soumettre les chiots plus fréquemment et de façon plus virulente. Elle peut aussi commencer à défendre sa gamelle et différents objets. Il est primordial que les chiots restent en permanence avec leur mère. Il ne faut surtout pas retirer la lice à ses chiots pour la soulager ou par crainte des morsures. Les limites qu’elles imposent à ses chiots font partie de l’apprentissage de la soumission mais aussi des débuts du détachement.
Les chiots vont également apprendre la morsure inhibée. La morsure inhibée c’est le contrôle de la pression qu’un chien exerce avec sa mâchoire. C’est un apprentissage capital. Les chiots vont apprendre à moduler la pression qu’ils exercent avec leur mâchoire par les réactions, de leur mère et frères et sœurs, à leurs mordillements. Lorsqu’un chiot mord trop fort un membre de sa fratrie il va se faire agresser en retour ou être sanctionner par la mère.
Les chiots vont également apprendre ce que signifient les différentes postures corporelles et mimiques faciales pour les associer à un message.
A partir de 6 semaines, il est conseillé de mettre les chiots au contact d’autres chiens adultes. Les chiens ayant des tempéraments, des réactions et des seuils de tolérance différents il est bon que les chiots se familiarisent avec des adultes qui réagissent différemment.

3 La socialisation inter spécifique

Les chiots doivent être mis au contact de personnes d’âges et de corpulences différents et si possible, d‘enfants en bas âges. Si les chiots ne voient que l’éleveur, ils ne seront pas socialisés à l’espèce humaine mais à une personne en particulier. Ils pourront craindre les personnes qui s’éloignent de la corpulence, des attitudes et des intonations de voix de l‘éleveur.
Il important que les chiots côtoient de jeunes enfants le plus tôt possible. Un enfant ne bouge pas, ne parle pas comme un adulte. Un enfant n’a pas les gestes synchronisés et si le chien n’est pas habitué à cela, les gestes saccadés et les cris pourront l’effrayer.

Même si un chiot peut se familiariser à n’importe quel âge à n’importe quelles espèces, celles qu’il aura côtoyer durant la période d’imprégnation seront considérées comme « amies ». Mais il n’est pas toujours évident pour l’éleveur d’avoir d’autres animaux à sa disposition.

Une fois ce travail réalisé, il important que les nouveaux maîtres poursuivent une partie du travail accompli par l’éleveur.

 

Le travail avec les chiots pour qu’ils puissent devenir des adultes sociables et équilibrés - Partie 1

Les comportements du chien dépendent en moyenne à 20% de son hérédité et à 80% des apprentissages : c’est dire l’importance de l’expérience par rapport à la génétique.
Les trois premiers mois de la vie d’un chiot sont déterminants et fondamentales pour son équilibre. La façon dont l’éleveur s’occupe d’une portée de chiots est fondamentale, mais ce travail doit aussi se poursuivre chez les nouveaux maîtres de chien.

I Chez l’éleveur

Produire des chiots équilibrés nécessite un réel travail, notamment pendant la période dite de socialisation et d’imprégnation.
Au cours de cette période, si les chiots ne sont pas suffisamment sollicités, ils développeront un « syndrome de privation sensorielle». Ce syndrome se caractérise principalement par des manifestations de peur face à tout nouveau stimulus, avec une incapacité plus ou moins importante à s’y adapter. Plus un chiot quitte un élevage tard, plus il sera perturbé.
Un chiot craintif deviendra un adulte dangereux, difficilement prévisible et maîtrisable pour un néophyte. Difficilement maîtrisable car paniqué à la moindre nouveauté, dangereux parce que un chien peureux a tendance à agresser, et ce, sans inhibition de la morsure : il ne contrôle plus la pression qu’il exerce avec sa mâchoire.

A Le choix des lices

Il est important de choisir une lice équilibrée. Les chiots, d’un point de vue du comportement, ne naissent pas chien, il apprennent à le devenir. Ils le deviendront en partie grâce à l’imitation des comportements maternels. La façon dont ils auront appris à réagir sera leur comportement de référence. Il est donc important d’écarter les lices trop peureuses ou trop agressives. Par exemple si une lice est peureuse et fuit devant la nouveauté, lorsque l’éleveur stimulera ses chiots il sera normal pour ces derniers de réagir comme elle, en fuyant. Si une lice est particulièrement belle mais peureuse il faudra la retirer de ses chiots à chaque fois que des situations pourront lui faire peur. Il est vivement conseillé de la remplacer, pendant les sollicitations, par un adulte équilibré dont les chiots imiteront les réactions.
Les lices qui ont tendance à agresser leurs chiots sont à écarter de la reproduction.

B La période prénatale.

Quelques semaines avant la mise-bas, il est important que la lice vive dans un cadre rassurant pour elle. Les situations de stress provoquent des modifications hormonales chez la chienne. Fogle * a montré que ces modifications semblent avoir des effets sur les réponses physiologiques des chiots, sur leurs réactions face à la nouveauté et sur leurs capacités d’apprentissage.
Deux à trois semaines avant la mise bas il faut caresser régulièrement le ventre de la lice à l’endroit ou sont nichés les chiots. Les chiots caressés dans le ventre de la mère seront plus tolérants aux manipulations. Pour des raisons sanitaires 10 jours avant la naissance des chiots la lice devra rester de plus en plus longtemps sur le lieu de mise bas. Elle doit s’habituer à l’environnement bactériologique.

* «The dog’s mind » édition Pelham books

C De la naissance à l’âge de trois semaines.

Durant les trois premières semaines de la vie des chiots, deux périodes vont se succéder : la période néonatale et la période de transition.
A la naissance les chiots sont sourds et aveugles. Ils ne sont guidés que par deux réflexes : le reflexe labial et le reflexe de fouissement, c’est la période néonatale ou végétative. Dès la deuxième semaine on assiste à la période de transition caractérisée par le développement des sens.

Dès la naissance il faut manipuler quotidiennement les chiots pour les habituer aux contacts humains car ils diffèrent de ceux de la mère. Les chiots naissent dans un endroit ou la température doit être assez élevée. Des variations de températures sont souhaitables car elles accélèrent la maturation du système nerveux qui est inachevé à la naissance.
Avant même que les chiots ouvrent les yeux, mettre dans leur caisse des objets de formes et de consistances diverses, participe à leur évolution en stimulant le touché.

Le chien et la hiérarchie

Un certain nombre de courants affirment aujourd’hui que la hiérarchie, et les rapports de domination qui en découlent, sont des notions dépassées, que le chien d’aujourd’hui ne fonctionnerait plus comme son ancêtre. Mais qu’en pensent les deux plus grands spécialistes en matière de comportement canin?

« Le chien est un être social, pour vous en sortir il faut établir ce rapport hiérarchique en permanence, dans l’alimentation, le couchage et les contacts. C’est la seule façon de structurer et d’apaiser l’animal.» Monique Bourdin, docteur vétérinaire, diplômée de l’Institut Pasteur de Paris, responsable de l’enseignement et des consultations en troubles du comportement à l’École Vétérinaire de Maisons-Alfort.
« La notion de hiérarchie participe au bien-être et à l’équilibre du chien. C’est au maître de prendre la responsabilité de la dominance et ce n’est qu’à cette condition qu’il rendra son animal heureux. Un animal qui n’a pas à diriger la meute se sentira en sécurité puisque ses besoins seront pris en charge. Etre dominé ne signifie pas être humilié, mais plutôt protégé par le groupe, se sentir en sécurité. » Patrick Pageat,docteur vétérinaire et docteur en science naturelle spécialiste en médecine vétérinaire comportementale des animaux de compagnies français . Fondateur et directeur scientifique de l’IRSEA et de l’Institut de Recherche en Semiochimie et Ethologie Appliquée. Il a créé l’enseignement clinique « médecine comportementale et consultation » à l’école vétérinaire d’Alfort. 

Le chien et l'attachement à l'homme

A la sortie de l’élevage le chiot va reporter le lien d’attachement vital qu’il avait pour sa mère, vers un membre de la famille. C’est généralement celui ou celle qui passe le plus de temps avec le chiot dès la sortie de l’élevage. Ce lien va évoluer et être influencé, après le détachement et la puberté, par la sexualité et l’ordre hiérarchique qui va s’établir.
A l’âge adulte, le chien sera attaché aux personnes qui le dominent. Ce sont ses guides, ceux sur qui il peut se reposer, car ils vont prendre en charge ses besoins. Le chien est programmé pour suivre ces personnes car elles sont les mieux à même d’assurer sa survie.
C’est ainsi que certains chiens peuvent vouloir suivre et partir avec d’autres personnes que leur maître. Cela dépend de leur sensibilité mais surtout de leur position hiérarchique.
Le chien est avant tout « fidèle » aux dominants.

L'arrivée d'un chiot, les premières nuits.

Les premières nuits peuvent être agitées, un chiot avait l’habitude de dormir contre sa mère et ses frères et sœurs et il va devoir s’en passer.

Pour dormir la nuit un chiot a besoin d’un univers rassurant. Les nouveaux lieux ne le sont pas encore, mais la présence de ses maîtres l’apaisera. Même si on souhaite pas faire dormir un chien dans une pièce spécifique (cuisine, salon…) il n’est pas nécessaire de l’y faire dormir dès son arrivée. Il est même conseillé de le faire dormir dans la chambre à coucher pendant une petite semaine, le temps qu’il se sente à l’aise dans son nouvel univers Par contre, il faut l’empêcher de monter sur le lit, ce serait une erreur d’ordre hiérarchique.

Lorsqu’on ne souhaite pas avoir un chiot dans sa chambre les premiers jours, il faut le faire dormir dans la pièce prévue pour ses nuits. Il risque d’aboyer et de couiner une bonne partie de la nuit. Il ne faut surtout pas intervenir, il réclame une présence, et si on le rassure ou même si on le gronde, il aura obtenu ce qu’il demande et il recommencera alors de plus belle dès le départ de ses maîtres.

Le chien et l'attachement à l'homme

A la sortie de l’élevage le chiot va reporter le lien d’attachement vital qu’il avait pour sa mère, vers un membre de la famille. C’est généralement celui ou celle qui passe le plus de temps avec le chiot dès la sortie de l’élevage. Ce lien va évoluer et être influencé, après le détachement et la puberté, par la sexualité et l’ordre hiérarchique qui va s’établir.
A l’âge adulte, le chien sera attaché aux personnes qui le dominent. Ce sont ses guides, ceux sur qui il peut se reposer, car ils vont prendre en charge ses besoins. Le chien est programmé pour suivre ces personnes car elles sont les mieux à même d’assurer sa survie.
C’est ainsi que certains chiens peuvent vouloir suivre et partir avec d’autres personnes que leur maître. Cela dépend de leur sensibilité mais surtout de leur position hiérarchique.
Le chien est avant tout « fidèle » aux dominants.

Education canine et idées reçues

- Un chien n’a qu’un seul maître.

Il est vrai qu’un chiot reporte le lien d’attachement vers une personne en particulier, mais il peut avoir plusieurs maîtres, qui sont toutes les personnes qui ont un rang hiérarchique supérieur au sien.

- Il faut parler sèchement à un chien pour s’en faire obéir.

Un chien peut obéir aux gestes, ce qui montre bien que l’obéissance ne dépend pas de la fermeté de la voix. Une voix douce est agréable est même préférable, elle permettra pour le chien d’associer l’ordre comme un moment qui peut être agréable.

- Dès son arrivée, le chiot doit dormir à l’endroit qui lui sera attribué.

Un chiot peut très bien dormir dans la chambre de ses maître une petite semaine, le temps de la transition avec l’élevage, et être changer d’endroit par la suite.

- Il ne faut jamais punir un chien avec la main

Dans la nature, la mère des chiots se sert de la gueule pour rassurer et apaiser ses chiots, mais aussi pour les sanctionner. La main peut donc servir tout autant à caresser un chien qu’à le punir. Un chien sait très bien si l’on s’approche de lui pour être désagréable ou pour le caresser. Dans l’un ou l’autre des cas, on ne s’approche pas de la même manière d’un chien : nos gestes et nos mimiques faciales sont différents.

- L’éducation d’un chien doit débuter à partir de 5/6 mois.

L’éducation et le dressage sont des apprentissages différents. Le dressage, qui consiste à apprendre un travail ou une tache bien particulière au chien, demande une certaine maturité chez l’animal et il est vrai qu’il ne peut débuter dans les tous premiers mois. L’éducation d’un chien concerne la mise en place de règles de vie et des apprentissages d’ordres, simples, pour la vie quotidienne. L’éducation doit commencer dès l’arrivée du chiot à la maison.

- On peut laisser la gamelle à un chien qui s’auto-régule.

D’un point de vue physiologique ce n’est pas un problème, mais c’est une erreur d’un point de vue hiérarchique. Un chien qui mange quand il le souhaite lui donne une prérogative de dominant.Lorsque le chien décide de manger juste avant que ses maîtres passent à table, il est le premier à manger, c’est donc lui qui a le statut hiérarchique le plus important concernant la nourriture.

Le développement du chiot, la période d’imprégnation et de socialisation

Il y a trois apprentissages distincts durant cette période : l’imprégnation sensitive, la socialisation intra spécifique et la socialisation inter spécifique.

 

L’équilibre des futurs adultes se joue principalement, voir exclusivement, pendant cette phase de développement. Cette période servira de cadre de référence durant toute la vie des chiens, elle conditionnera leurs futures réactions. La période d’imprégnation est une période d’apprentissage clé ou le chien doit apprendre à communiquer avec son espèce, à découvrir d’autres espèces (dont la nôtre) et à s’adapter et à réagir face à la nouveauté.
Plus un chiot sera sollicité durant cette période, mieux il s’adaptera à des cadres de vies différents, d’où l’importance du travail de l’éleveur. Les maîtres ont aussi un rôle à jouer, l’imprégnation et la socialisation se perdent et il est donc important d’entretenir le travail de l’éleveur. Une ou deux fois par semaine il faut amener le chiot dans des lieux très fréquentés et bruyants : gare, marché, centre commercial, sortie d’école…

Les règles de vie et l’obéissance sont des besoins fondamentaux

Dans la nature les chiens ont une activité cérébrale importante. Elle est liée, entre autre, à la recherche de nourriture, aux stratégies mises en place pour la chasse, à la recherche et la protection du territoire…

Sans stimulation de son activité cérébrale, un chien peut être amené à développer des troubles du comportement, comme des plaies de léchage, ou tourner sur lui même pour attraper sa queue pendant des heures.

Ces comportements se retrouvent chez les fauves en cage dans les zoos, mais jamais chez les fauves utilisés pour le cinéma par exemple. Les conditions de vie sont pourtant similaires. La différence réside dans l’activité : pour le cinéma, les fauves travaillent à des exercices et sont donc intellectuellement stimulés.

L’éducation est donc primordiale pour le chien de compagnie, qui ne travaille plus !

Le développement du chiot, la période d’imprégnation et de socialisation

Il y a trois apprentissages distincts durant cette période : l’imprégnation sensitive, la socialisation intra spécifique et la socialisation inter spécifique.

L’équilibre des futurs adultes se joue principalement, voir exclusivement, pendant cette phase de développement. Cette période servira de cadre de référence durant toute la vie des chiens, elle conditionnera leurs futures réactions. La période d’imprégnation est une période d’apprentissage clé ou le chien doit apprendre à communiquer avec son espèce, à découvrir d’autres espèces (dont la nôtre) et à s’adapter et à réagir face à la nouveauté.
Plus un chiot sera sollicité durant cette période, mieux il s’adaptera à des cadres de vies différents, d’où l’importance du travail de l’éleveur. Les maîtres ont aussi un rôle à jouer, l’imprégnation et la socialisation se perdent et il est donc important d’entretenir le travail de l’éleveur. Une ou deux fois par semaine il faut amener le chiot dans des lieux très fréquentés et bruyants : gare, marché, centre commercial, sortie d’école…

Choisir un élevage

Une fois la décision prise d’accueillir un chien à la maison, se pose la question du choix de l’élevage.

Qu’il soit amateur, familiale ou de taille plus importante, il faut être très vigilent sur deux points essentiels : le dépistage des maladies héréditaires et la socialisation/imprégnation des chiots.
Une fois la race choisie, il faut contacter le club de race et se renseigner sur les principales tares héréditaires spécifiques. Il faut s’assurer que le dépistage des géniteurs a été effectué et demander à l’éleveur les certificats officiels qui l’attestent.
Il est tout aussi important de s’assurer que les chiots ont été correctement sollicités et stimulésdurant la période de socialisation et d’imprégnation (dès l’âge de 3 semaines). Un cadre vie trop calme et non stimulant donnera des chiots craintifs, qui auront, par exemple, du mal à s’adapter à la nouveauté et aux lieux fréquentés et bruyants. Ces derniers pourront même avoir peur d’objets qui ne sont pas à leurs places habituelles. Il est également primordial que les chiots restent en contact avec leur mère, ou éventuellement un autre adulte, jusqu’au jour de leur départ de l’élevage.